Avec des pincettes

Pincettes

31 mai 2007

A la télé ce soir

Dans la série "Capuccino et autres joyeusetés", nous en sommes à l'épisode "il me reste moins de deux mois de stage". Entre un capuccino pris à 10h26, un autre à 12h34, puis un autre à 15h42, heures de pauses improvisées, l'héroïne (c'est à dire moi !), ne fait absolument rien. Ses journées ressemblent à une autre série culte, Friends, c'est à dire que tous les épisodes narrent la même chose (machin couche avec machine qui voudrait bien qu'il l'épousaille mais seulement il vit en concubinage avec son colloc qui est l'ex de machine ou son frère ou je ne sais quoi, bref on s'en fout), mais pourtant, il y a toujours le petit rebondissement qui fera la différence de l'épisode de la veille. Et nous, comme des cons, on reste accroché à notre téléviseur comme un idiot à son idiote. Autrement dit, on s'emmerde mais on reste quand même. Ah oui, sinon l'héroïne va aussi aux toilettes, prend une pause d'une heure le midi pour grailler. Et là, ça se complique ! Tous les jours se pose le même dilemne. A savoir... Soit elle mange à la cafétaria où ça grouille d'étudiants bruyants qui racontent leurs partiels ou leurs histoires de cul (et parfois de coeur), ça hésite entre le menu frite ou le menu équilibré. Sinon elle peut aussi choisir de faire la queue pendant 20 minutes à la sandwicherie où là elle hésitera entre le menu sandwich+2desserts ou sandwich+1dessert+biscuits ou sandwich+biscuits+pepsi et au moment de payer elle se rendra compte qu'elle n'entre dans aucune des catégories et elle aura plus qu'à tout recommencer et là elle vient de piger pourquoi l'attente est si longue, tous les étudiants sont comme elle, ils se font tous avoir. Mais ! Elle peut aussi avoir le choix de se préparer à bouffer la veille, de mettre le tout dans un tupperware bleu et blanc et d'ensuite manger le midi avec ses "collègues" dans la cafétaria interne du service où elle stage. Bon, parfois elle se crée des petits suspens ou des petites missions quand elle oublie ses couverts... Mais là aussi, c'est tout un rituel de manger avec ses "collègues". Plus question de parler cul ou partiels, non, non ! Là ça parle émissions télé diffusées sur la 6 ou de jardinage, voire parfois de politique, le tout en pestant après le micro-onde qui marche mal ou la collègue absente "et ça fait déjà trois fois dans la semaine, je fais tout son boulot du coup, elle est gonflée !". Notre héroïne se demande toujours au moment où elle rince ses couverts, où elle mangera le lendemain. Puis le soir avant de se coucher, elle se demande carrément si elle fera pas l'impasse sur ce moment censé être intime et partagé, mais qu'elle expédie en deux trois coups de fourchette passqu'elle se sent définitivement pas à sa place. Bref, vous l'aurez compris, le midi est le moment clef des journées et donc des épisodes ! Sinon bah le restant du temps, elle imprime des sudoku, elle parle sur msn, raconte des conneries sur myspace, lit des blogs, feuillette le métro, dit bonjour à ses "collègues" qui passent faire des photocopies dans son bureau, mais qui ne referment jamais la porte qu'ils viennent pourtant d'ouvrir, elle reste aussi de longues minutes hypnotisée par l'arbre qu'elle aperçoit à la fenêtre et dont les feuilles volètent dans le vent (oh c'est une phrase presque poétique) et à cet instant de l'épisode, elle pense très fort, ou parfois la murmure, cette phrase devenue culte : "Mais qu'est-ce qu'on se fait chier !" (volée honteusement à une chanson des Têtes Raides).

Dans la série "Mon père et moi", nous en sommes à l'épisode "Mon père me prend pour une copine". Après une longue interruption depuis août dernier, la chaîne diffusant cette série, nous promet de nouveaux épisodes plein de rebondissements ! Mais un petit résumé s'impose ! Août 2006 donc, notre héroïne (c'est à dire moi !) s'inquiète au téléphone pour son père car il lui confie avoir des choses à lui dire de l'ordre confidentiel. Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous étions restés sur notre faim car point d'indice pour deviner cette chose si confidentielle... Des coups de fils donnés tous les trois mois pour parler vaguement des cours, de la météo, des frères et soeurs, de la musique, de la grand-mère, puis basta. Mais de confidence, nada ! Il aura fallu attendre le mois d'avril 2007 pour commencer à nouer un truc entre ce père et sa "fille". Enfin, disons un truc à sens unique. Parce que s'il croit que de savoir qu'il s'est acheté un GPS et un MP3 comme un môme de 16 ans vu qu'il en est tout fier, ça intéresse sa gamine, bah il s'est trompé d'épisode ! Mais on arrive au plus intéressant, vers la fin mai, alors qu'il lui souhaite son anniversaire sur MSN (quel tact !), il lui confiera après avoir dit qu'il avait eu des bébé poissons (tout le monde est heureux), qu'il veut retrouver son amourette de jeunesse. Donc là notre héroïne a eu un instant de flottement et on a pu voir en gros plan ses yeux hagards cherchant la feuille de l'arbre qui volète (la feuille pas l'arbre) pour se demander si elle avait pas, elle aussi, loupé un épisode. Mais après vérification, non, non, elle n'a rien loupé. C'est juste son père qui est un peu timbré. Mais bon, elle a l'habitude. Alors là voilà à lui écrire des conseils par MSN, conseils aussi dignes qu'un Jeune et Jolie parce que son père a 16 ans, bien entendu ! Il arrivera tout de même à lui sortir un discours qui la fait mourir de rire, sur dixit "sa vie paisible" (à cela entendre, une femme qu'il baise pas, un chien, un chat, des poissons, un jardin, des enfants dont il ne s'occupe pas) et sur son "devoir de père envers mes enfants, je ne veux pas leur faire vivre ce que tu as vécu". Donc là, c'était la phrase de trop. Notre héroïne hésitait entre pleurer et rire, mais avec cette phrase, elle n'a pu se retenir, et à explosé de rire. Et son père d'ajouter "j'aurai préféré t'en parler en face, c'est pour ça que je voulais venir te voir". Donc un, heureusement qu'elle a pas entendu cette histoire drôle en face, sinon elle aurait demandé une autre blague dans le même genre. Deux, sympa son père, toujours beaucoup de tact, il en a rien à secouer de sa gamine décidément puisqu'il veut la voir seulement pour lui parler de ses problèmes de coeur. Enfin, en tout cas, notre héroïne, tout comme nous, attend le prochain épisode avec une impatience croissante. Mais tout de même, c'est quand même con d'avoir pitié de son père. En tout cas, à chaque fois qu'elle ferme la fenêtre MSN de son père au moment où elle en a marre de ses salades et qu'elle l'ignore, elle pense très fort cette phrase devenue culte : "Mon père n'est pas mon père, j'ai un autre père." (cette phrase n'est pas volée à Starwars).

Dans la série "Qu'est-ce qu'on fait ce soir ?", nous en sommes à l'épisode "On fait toujours la même chose/partie 36450". Une fois que la journée bien remplie (hum) du stage est faite, notre héroïne (c'est à dire moi !) range ses affaires, éteint son ordinateur, et sort prendre le métro. Là elle choppe le Direct Soir, c'est cool dedans y'a deux sudoku à faire et en plus y'a l'horoscope du lendemain ! Dans le métro, elle fait la gueule, comme tout le monde. Puis arrivée à République, elle prend l'escalator, évite les flyers distribués par des poufiasses pour des soirées VIP au club du coin et là elle se demande si elle court pour prendre son bus qu'elle voit au loin ou si plutôt elle va voir ce qu'il y a comme séance à 18h. Si elle trouve un film de bien à voir au Gaumont ou au Colombier, bah elle va prendre un menu cinéma à Quick, elle fait les sudoku en mangeant son Giant et ses frites, puis elle va au cinéma. Elle se cale dans un fauteuil rouge, elle a un peu froid mais c'est pas grave, elle a un sourire car elle aime aller au cinéma. Mais dans le cas où elle a pris le bus, ou lorsqu'elle rentre du cinéma (il se joue le même scénario), elle soupire car elle déteste le bus. Elle s'assoit à côté de quelqu'un qui pue, elle grogne intérieurement après les bagnoles qui bloquent la route et qui l'empêchent d'arriver plus vite chez elle. Puis cahin-caha, les oreilles dans sa musique, elle arrive à l'arrêt Jeanne D'arc (à croire que cette poufiasse orléanaise va la suivre partout) et elle descend, elle passe devant l'église, elle arrive dans sa rue, limite elle court passqu'elle est pressée d'arriver. Elle se bat avec sa poche trop petite qui enferme ses clefs et elle entre enfin. Là elle fait un tour à la cuisine à droite de l'entrée, se boit un verre de jus de pamplemousse ou d'ananas, voire une gorgée de Guiness quand elle a pensé à en acheter à Marché+, puis elle file dans sa chambre. Là aussi, deux chois s'imposent. Allumer l'ordinateur et se connecter à internet ou regarder un film (si internet ne marche pas), soit se coucher directement mais après y'a toujours le problème qu'elle se réveille vers 21h et qu'après elle est incapable de se rendormir pour faire une nuit normale de 1h du matin à 7h30 avant de recommencer une journée où on s'emmerde. Donc généralement, elle fait un jour sur deux, un choix différent. Mais il arrive aussi parfois l'envie de faire autre chose ! Donc en sortant du métro à République, elle va se perdre dans les rues rennaises, ou alors elle va à la SNCF chercher des billets de train pour un voyage à Paris, ou alors elle va à la Fnac ou alors elle va faire les magazins à Colombier (un centre commercial), elle s'achète des fringues, se fait des envies de CDs et bouquins. Et là, elle a sa phrase culte qui pointe son nez : "Vivement la paye" (cette phrase n'est tirée d'aucun truc connu).

Dans la série "A la recherche du premier emploi", nous en sommes à l'épisode 2 "J'ai un entretien" qui suit tout de suite l'épisode 1 "Envois de lettres de motivation". Mardi dernier, jour d'anniversaire de son frère (putain lui aussi il vieillit au fil des épisodes), notre héroïne (c'est à dire moi !) reçoit un coup de fil de la Bibliothèque de Meudon qui lui file rencard (ouais parler comme ça, ça enlève le côté adminitratif et solennel du truc) pour un jour prochain. Ouais donc notre héroïne est super heureuse. Premier envoi, ça marche, elle nous dégote un entretien la cochonne ! Elle a le cul bordée de nouilles celle-là ! Ou alors elle rédige tellement bien ses lettres qu'elle arrive à plaire. Enfin en tout cas c'est cool on est tous contents pour elle, en même temps elle le dit à tout le monde donc on va pas lui répondre "ouais c'est nul, la ferme". Bref, c'est cool. La suite bientôt. Y'a pas encore de phrase vraiment culte dans cette série, c'est que le tout début. L'épisode pilote avait bien plu aux producteurs, donc bon, va falloir qu'on étoffe le scénario maintenant !

Vous pouvez maintenant tous éteindre vos ordinateurs, à tchao bonsoir !

~ oreille ~ Je suis jalouse ~ Emily Loizeau

Posté par Pincettes à 16:42 - Jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Un seul mot : SA-VOU-REUX !!!!

Voilà de la téloche que j'ai hâte de regarder de nouveau :-D

Gros beck l'héroïne

Posté par Erin, 31 mai 2007 à 17:57

et la derniere phrase tu t'es inspirée des guignols!?!:p
Bref, j'aime comme tu tournes tout ça...
bisous chérie!<3

Posté par Julie, 31 mai 2007 à 21:00

En toutes circonstances, il faut une bonne dose d'humour ! Tu as été à bonne école je crois ;-)

Posté par Madeleine, 31 mai 2007 à 21:37

.... <3
j'aime comme tu ecris.

Posté par agnieska, 18 juin 2007 à 13:21

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