Avec des pincettes

Pincettes

20 juin 2007

E X I T

Voilà dorénavant, ça se passe là http://nextexit.canalblog.com/

C'est un peu bleu ciel. Ca changera sûrement au cours du temps passque je suis instable et que j'aime ça. J'espère juste ne plus refaire de conneries de mise en page...

A bientôt

Next...

Portez-vous bien

La bise

Na !

Posté par Pincettes à 22:29 - Nuit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2007

Je trouve pas les mots, alors...

4 jobs que j'ai eu dans ma vie :
- Faire des changements d'adresse aux Chèques Postaux
- Faire des virements de compte à compte (ou un truc du genre) aux Chèques Postaux
- Trier le courrier au Centre de Tri
- et autres trucs chiants aux Chèques Postaux

Et pour ceux qui voudraient savoir, non, je n'ai pas d'abonnement ni d'action chez La Poste.

4 films que je pourrais regarder encore et encore :
- La mauvaise éducation
- 37°2 le matin
- Astérix et Obélix Mission Cléopâtre (mais que en famille)
- Fight Club (même que je me fais toujours avoir par le retournement de situation)

4 endroits où j'ai vécu:
- Vienne-en-Val
- Clermont-Ferrand
- Saint-Martin d'Hères
- Seyssinet-Pariset

4 émissions/séries TV que je regarde :
- Heroes
- Desperate Housewives
- The Tudors
- The L Word

4 CD qui tournent sur ma platine
- Ultra Orange & Emmanuelle
- Volta de Björk
- Aladdin Sane de Bowie
- Horses de Patti Smith

4 lieux où je suis allée en vacances :
- En Dordogne (hum même que j'ai piqué une crise il paraît passque je voulais pas partir de la grotte temps que j'avais pas vu la vraie... non mais j'ai des supers souvenirs, même les odeurs)
- Hendaye (mais je sais toujours pas faire de surf, sauf à plat ventre)
- Je crois bien qu'on a visité toutes les Alpes et c'était génial (sauf que mainteant j'ai peur des vaches)
- Corse

4 choses que je fais sur le net :
- Je lis
- Je discute
- J'écris
- J'écoute de la musique

4 aliments ou plats que je déteste :
- les champignons
- les crevettes (enfin tout les crustacés en fait)
- l'agneau (ça pue)
- la banane (ça pue aussi)

4 aliments ou plats que je préfère :
- les myrtilles
- les frites de Quick
- les roses des sables
- la tartiflette (ça pue mais c'est bon)

4 endroits où j'aimerais être en ce moment :

- Dans mon lit à moi que j'ai acheté
- A Seyssinet
- En Islande
- Dans un bain

4 livres que j'ai lu dernièrement :
- Le coeur découvert de Michel Tremblay
- le dernier Inrocks
- Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès
- Paradis de tristesse de Olivier Py (je suis en train de le lire, mais j'ai du mal)

Merci à K :)

Si quelqu'un sait pas quoi faire et veut piquer ce questionnaire, qu'il n'hésite pas

~ Oreille ~ Simple words ~ Ultra Orange & Emmanuelle

Posté par Pincettes à 23:47 - Nuit - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mars 2007

L'absence dort la nuit entre les immeubles

Encore une fois, oui, cela fait longtemps. Mais je ne sais plus expulser ce qu'il y a en moi. Les petites bestioles s'étiolent par le bas. Mais toujours est-il qu'on l'a plutôt mal pris. Pas ma faute si on me décortique pour s'immiscer dans mes mots et deviner ce que je ne dis pas. Je ne le dis pas. Je ne le dis pas. Je ne le dis pas. Alors n'imaginez pas.

Les vacances. Sur fond de neige fondue. Est-ce que ça manquera ? Je ne le sais. Pas encore. Comment ça sera quand je me retrouverai dans cette chambre que je ne connais pas, dans une ville inconnue, face à des murs blancs que je ne décorerai pas, entourée de vide. Je ne sais pas. Peut-être est-ce bien aussi. En tout cas, ça, je l'imagine. J'en ai le droit. Recommencer à zéro. Laisser Grenoble comme j'ai laissé Clermont-Ferrand. Entrer dans Rennes comme je suis entrée précédemment dans d'autres villes inconnues. Passer par le cinéma, se perdre dans des rues, le walkman à fond, les yeux cachés. Ne me regardez pas puisque je n'ai pas de temps à vous consacrer. Je n'y resterai pas non plus. J'en ai pas l'intention. Je veux bouger.

Retrouver mes anciens amours. Sarah Kane et Bernard-Marie Koltès. Trouver que Kane est toujours aussi bouleversante. Toujours aussi moi parfois. Toujours à rechercher ses mots. Toujours à la détester de les avoir écrit avant moi. Toujours à l'admirer d'avoir osé les dire. Les penser, ces mots, c'est une chose. Mais les écrire ?

Dernier atelier d'écriture mardi dernier. Encore fait sensation, sans me vanter. Mais je bouillonnais. Je n'évolue plus. Je fais du surplace dans mon écriture. Ca me fragilise d'entendre crisser mon stylo sur les mêmes syllabes assemblées ensembles pour donner des phrases ayant le même goût glauque.

Alors j'oublie. Trois semaines de vacances à profiter de me retrouver pleinement avec moi-même. Le reste on verra. Je prends, j'analyse après. Je ne sais si je suis prête. Je ne sais si on l'est pour moi. Alors je regarde. Et j'attends. Mais pas longtemps cette fois. Je ne laisserai pas faire ça encore une fois. On verra.

Pour finir, extrait de la pièce de Sarah Kane Crave (Manque en français)

[...]
C - Mon vrai manque c'est le blanc sur noir et blanc, mais j'ai des pensées qui défilent en technicolor et ça m'incite au réveil, et mon cocon d'invisibilité disparaît à chaque fois qu'il doit m'emmitoufler dans la chaleur du rien.
[...]
A - Et je tremble, sanglote au souvenir du temps où elle m'aimait, avant que je ne devienne son tortionnaire, avant qu'en moi il n'y ait plus place pour elle, avant que nous ne nous comprenions plus, il s'agit à vrai dire de l'instant même où la première fois je l'ai vue, les yeux souriants et remplis de soleil, et je frissonne de regret d'avoir perdu cet instant-là, depuis à tout jamais je tombe en chute libre.
[...]
C - Ca c'est moi. Tout dans le va-et-vient. Jamais tranquille, jamais un truc ou un autre, toujours à passer d'un extrême à l'extrême opposé.
B - C'est doux.
A - Touche touche.
B - Putain c'est tellement doux.
M - Enregistrement.
C - Où est passée ma personnalité ?
A - Je suis trop vieux pour ça.
M - Je ne pourrais t'aimer moins.
B - Ne pourrais t'aimer plus.
[... ]
A - Nous avons été un peu tout.
B - Il y a eu un déclic.
M - Mais jamais je ne dirais que nous avons un jour été amoureux.
B - Je l'ai trouvée
A - L'ai aimée
C - L'ai perdue
M - Fin

~ Oreille ~ Break it up ~ Patti Smith

LOZ05050510

(pix Nouche Jouglet-Marcus dans une adaptation de 4h48 Psychosis de... Sarah Kane !)

Posté par Pincettes à 01:35 - Nuit - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2007

Et sinon, toi ?

La pression sort par les yeux. Exit. Maintenant je me roule en boule et j'imite l'asphyxié ou le noyé. De grandes inspirations par le nez, les yeux fermés très forts, les mains tordues sur le ventre. Puis finalement le corps se déploie, se déplie, se relie à quelques endroits et tout va mieux. C'est mieux que la magie.

Imaginer combien j'ai pu me ridiculiser ou combien j'ai pu être naïve ou pire même prise pour une idiote, voire même une p'tite conne. alors je fais assez semblant. Rien ne me touche. Même pas vrai. Même pas mal. Rien de réel. Alors on escorte les souvenirs vers la poubelle. Un grand coup de pied au cul. Je trébuche et je me rattrape à une rembarde pour monter un miraculeux escalier qui vient de se découvrir sous mes yeux ébahis. C'est peut-être un peu magique. Finalement.

Et sinon. La poisse. Je m'en vais tranquillement prendre le tram avec L'amie au bras, on raconte des conneries, on refait doucement le monde à nos yeux de parfaites usurpatrices. Mais où donc ira la manipulation ? Est-ce qu'on joue dans la même cour ? En joue ! Sourires défaussés. Bref. Je fais semblant. Et en prime je me fais offrir une bière. La conne, cette fois, c'est pas moi. Enfin presque pas. Passqu'avec toutes ces conneries, j'en ai perdu mon portable et toutes les preuves d'un truc inexistant. Des vieux messages menteurs et des numéros inutilisés. Alors je crois qu'en fait je fais vite le "deuil" à défaut de faire une crise de nerfs où je me rends compte que maintenant, c'est inévitable d'éviter tous ces autres. L'essentiel restera. Mais bon, j'attends toujours qu'on me livre mon nouveau sagem. Surtout qu'un p'tit con a retrouvé mon vieux portable et s'en est servi, pendant que moi je courrais attraper le tram de retour avec L'amie en riant. Naïveté. Puis le chocolat a un goût légèrement amer et le ventre se tord juste un peu. Mais c'est trop tard. L'irréel n'existe plus.

Et sinon. Lassitude. Avec ses adultes qui m'adulent (n'ayons pas peur des mots !) et qui veulent absolument que je lise un texte que je n'ai pas aimé écrire devant un par terre d'idiot qui ne comprendront rien à mes mots. Ouais, passque ça me plaît assez de jouer la prétentieuse. Alors j'ai un regard froid, une langue acidulée. Et derrière moi, une danseuse sera schyzophrène. Tandis qu'à Lyon, tout le monde s'amusera sans moi. Pourquoi je fais des promesses ? Sans doute pour accomoder tout le monde. Et moi ? Je courbe l'échine et je joue l'intimidée. Fausse. Encore une fois.

Et sinon. Fou rire. Sortant d'un cours d'anglais, de quatre heures précisement, où je sue à chaque fois que la prof me regarde en priant pitit jézu qu'elle ne m'interroge pas. Et bien donc, en sortant, un groupe d'étudiant, devant le parvis de leur établissement, se met en cercle (oui là faudra m'expliquer pourquoi on se met toujours en cercle) et commence à raconter des conneries. Salaces. Evidemment. On a pas inventer l'eau tiède. Et alors, comble du scénarii ! Mary Poppins habillée d'un ridicule manteau beige, d'une coiffure faussement élaborée (c'est à dire un chignon destructuré), brandissant un parapluie replié se retourne vers nous et nous verse le plus beau discours jamais entendu à mes oreilles ! C'est dire ! On s'esclaffe. Outrés. A la moitié de la blague, du parjure, de l'étonnement. Passque madame parapluie nous engueule pour nos propos pour le moins débridés. Oui, oui ! Les mots censure, Sarko, sortent de nos bouches ahuries. Puis on lui fait dos mais la harpie continue sa diatribe révoltante contre de pauvres jeunots qui ont le crâne écrabouillé par des mots anglais dont ils se contrefichent (c'est vrai, qui veut savoir comment on dit "mise en page" en anglais ?). Ca nous fait hurler de rire. Ca nous fait halluciner. Je n'aurai pas perdu ma journée. Mon fou rire me tiendra jusqu'au soir quand je repenserai à cette madame chignon laid maîtresse d'école qui nous invective à force de coups de parapluie brandit en l'air. C'était assez spectaculaire ma foi.

Sur ce, bon vent.

~ Oreille ~ Closing time ~ An Pierle and White Velvet

Posté par Pincettes à 23:01 - Nuit - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2007

J'ai volé mon âme à un clown

Oui alors oui, je sais ! Une éternité que je n'ai pas ouvert mon blog, que je n'ai même pas lu mes commentaires. J'ai fait l'impasse sur la bonne année traditionnelle à beaucoup de gens. Sachez que ça fait un bien fou d'ignorer les autres et de se voir ignorer en retour. Famille, amis. Next, exit. On passe à autre chose. A quoi bon se créer une ambiance particulière pour se souhaiter un truc qui veut rien dire ? A quoi bon se prouver que ce n'est pas un jour ordinaire ? Bouffer du foie gras, ouvrir le champagne, sourire. Et ensuite ? Ensuite y'a rien. Totale éclipse. S'ouvrir pour ne rien voir ensuite. Faire des courbettes à s'en casser le dos. Les zygomatiques en grève. Moi j'étais.

Entre deux eaux. Besoin d'assurance. Dire bye bye aux troubles fêtes pour assurer ses arrières et se sentir entourée. De ceux qu'on a choisi. De ceux qu'on ne choisira plus ensuite. Parce que ça s'évapore. En attendant que tout se dilue, je profite. Bien sûr, il y aura des regrets ou des râtés. Je crayonne, du bout du stylo, un sourire fleur de peau, des larmes perlantes, des essais, des ratures, une gomme, des arrondis, des pleins, des déliés, en diagonale ou bien de travers. Bref, peu importe. Je m'écris. Petit à petit. Pas encore appris le sens de marche du TGV. Moi je saute.

Et s'il y en a encore pour me dire que je fais bien, ils ont bien raison. Sauf que ce n'est pas pour les écouter, simplement pour n'en faire qu'à ma tête. Me créer petit à petit, encore. Y'en a besoin. Des allers-retours, parfois juste quelques allers éphémères mais jamais de retours en simple. Ca serait bien trop facile sinon. Alors on saute. A pieds joints. On se lie les mains. On se claque les joues de mains plates ou de lèvres un peu trop pailletées. Mais toujours est-il que je sais toujours où je vais même si parfois y'a des failles. Je gribouille, comme une gamine. Moi je grandis.

Parce qu'il y a des autres qu'on ne veut plus voir, même plus entendre parler. Parce qu'il y a des déceptions qui ne trouent pas le ventre. Ca ferait même un peu rigoler. Le ridicule de la situation. Ou encore y'en a qui reste ou qui revienne et les bras sont ouverts au pardon. Tout dépend du passif. Moi je choisis.

A très vite, il se fait tard. Prenez soin de vous...

62

~ Oreille ~ Qu'il est beau ~ Maya Barsony

Posté par Pincettes à 01:48 - Nuit - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2006

Flagrant délire

Ah bah ça faisait longtemps encore tiens ! Les bras qui démangent de nervosité, plus capable de dormir. Se lever, s'activer et attendre gentiment que ça passe au lieu de se retourner dans tous les sens dans son pieu. En plus, le bruit des draps contre le corps, ça énerve encore plus. Le pire c'est que t'as les yeux crevés et le corps enkylosé, mais rien à faire, tu dors pas. Tu restes comme une con à attendre le sommeil, les bras dans tous les sens et les genoux coincés, désespérants de se calmer.

Alors forcément, dans ce cas là, ça cogite. Faut dire que 4h du mat', y'a que ça à foutre. A la tv, même pas la peine d'y penser.
Sur MTV tu dois avoir des gonz' qui se trémoussent le cul sur des mecs avec des lunettes de soleil qui feront style "moi je m'en fous, hé le caméraman, t'es sûr que ma trique on la voit pas ?", ou alors une nana en détresse dans sa belle robe qui pleurera le long des berges de Paris après son mec qui l'aura largué, ou tiens même encore pire ! Une blonde pétasse avec un piercing au nombril qui se trémoussera dans une boîte contre un miroir, l'excitatrice solitaire, castratrice de mes nuits blanches. Bordel, t'as beau mater, tu comprends toujours pas pourquoi une connerie pareil existe. Ne parlons même pas de la musique.
Sur AB1, tu auras une rediffusion d'Hélène et les garçons et tu comprendras pas pourquoi quand t'étais p'tite tu faisais chier ta mère pour regarder c'tte merde en boîte. Non, vraiment, tu vois pas. Ou alors tu te dis que t'étais vraiment débile quand t'étais p'tite. C'était sans doute le cas. Même que tu faisais des échanges d'images panini à la cour de récré.
Sur RTL9 y'aura un mec musclé en short moule-bite qui fera du stretch ou une blonde dans un body bleu électrique avec des ventouses sur le bide. Et alors tu te feras deux réflexions. A savoir, la première : y'a-t-il vraiment des gens qui regardent ça (oui toi blondasse. arf merde) ; et en second, tu te diras que les blondes des années 80 sont quand même moins sexy que la barbie colorée couleur café de MTV.
Sur FashionTV tu verras des blondes (encore ! ah mais je suis blonde, help !), dans des maillots de bain 15 000 pièces qui recouvriront juste les bouts de leurs petits seins et le haut du cul, alors que toi tu cailles comme une pauvre merde dans ta chambre froide. Le seul truc bien qui pourrait te faire rester sur cette chaîne, c'est la musique, mais sans l'image. Autant mettre ta propre play-list, hein ?
Sur Arte, t'auras un documentaire chiant sur la vie des poissons en communauté lesbienne et le problème des reproductions entre poissons femelles. Bah ouais, j'imagine que les poissons c'est comme les humains. Alors t'imagines le truc de ouf en te disant que les deux femelles poissons qui se baisent les nageoires elles vont adopter un p'tit poisson à la D.A.S.S. poissonnière. Et là, tu vas te dire, arrête, retourne te coucher, tu délires ma vieille.
A moins que ce soit le raclage de pot de nutella à 4h du mat' qui passe mal. Pourtant, c'est super bon... Ca donne soif, certes, alors tu bois du lait. En fait, tu te fais ton p'tit déj. Et tu te dis que c'est quand même de la balle de pas avoir cours le lendemain, sinon t'aurais eu une putain de tête de déterrée.

Déjà que t'es borgne ma vieille. Ouais ouais. Un oeil plus petit que l'autre qui chiale sa race le con. Trop glam les collyres dans l'oeil. Et quand t'as mal à un oeil et qu'il est tout rouge comme ça, c'est chaud. Passque de une, tu peux pas l'ouvrir, et de deux, tu ne peux pas voir ! La bonne blague que voilà ! Alors tu peux pas lire, tu galères à écrire sur ton blog, les images de pétasse à la tv sont floues, tu te flanques du nutella sur le nez passque t'as loupé la bouche (bouffonne !). Je vous jure qu'il reste pas grand chose à faire quand c'est comme ça. Au moins, écrire sur mon blog un truc pourri, ça m'occupe et ça va bien prendre trois ans vu comment j'ai le nez de collé au clavier. Et après on s'étonne que j'ai mal à l'oeil.

Roh puis merde hein. Aussi. Tiens. Puisqu'on y est. Ras le cul de d'avoir attendre sur le bout d'une chaise à regarder les autres en ne voyant que leurs regards ignorants. Mais je vois tout moi ! Ouais. Même quand tu te fous de ma gueule je le vois. Mais je m'écrase pour voir jusqu'où tu vas pousser le vice. Dingue hein ! Au moins ça m'occupe un minimum, plutôt que d'écouter ta conversation plate et sans intérêt. Un sourire et te v'là heureux(se) pour la journée. Que demande le peuple ! Moi je demande un aquarium géant et un documentaire sur vous dans Arte pour mes insomnies. Histoire de délirer pour quelque chose et de savoir pourquoi. Hein, pétasse, connasse, ouais, toi, là, avec ta tête bizarre (puisque je vois flou), tu m'intéresses pas. Je fais semblant. Est-ce que tu le vois ? Dis-moi, passque ça m'éviterait de me casser le cul pour toi à revêtir un masque de mensonge flagrant.

Puis bon, faut que j'arrête les Pink Floyd à 4h du mat'. Tu m'étonnes après que je délire.

(ps : ils mettent n'imp dans les aquariums)

vr_aquarium_scr10

~ Oreille ~ Echoes ~ Pink Floyd

Posté par Pincettes à 04:30 - Nuit - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 novembre 2006

Rencontre du troisième type

Si on m'avait dit ça, bah je l'aurai pas cru. Comme quoi, j'avais bien fait de remuer ciel et terre pour avoir cette place du 10 novembre. Rencontrer M'sieur B. Et oui, oui ! Vécue tout ça dans un cocon surréaliste, les yeux hagards. Pas à ma place, répétaient-ils. Et pourtant, j'y étais quand même. Avec mon cadeau, comme les autres. Des bisous, des sourires, du coca, du chocolat écoeurant, O., les deux M., A., Miss Gaufrette. Et enfin de compte, ça ressemblait à beaucoup d'anniversaires. Et les deux jours suivants, beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, d'émotions. Le coup fort quand j'ai réalisé. M'sieur B ! Tout de même ! Bon.

Lyon_102_copie

Et le reste continue. Aller avec Fabienne voir des danseurs qui ne nous émeuvent pas. Retourner au théâtre est un vrai petit bonheur. Et avoir tout un tas de projet avec Fabienne.
Puis attendre impatiemment mardi. Mais pas pour les bonnes raisons. Parce que revoir Placebo, finalement, je m'en fiche. Mais revoir Naw, ça, ça se manque pas !
Jouer Come together à la basse. Le pied !
Pas de news de mon père. Donner des news à ma grand-mère par intérêt. Jamais fait ça de ma vie, réclamer des sous. Mais comme je dis, c'était un cas de force majeure. Bah oui, aller à Bercy le 8 décembre pour Indochine, ça se discute pas, ça fonce. Et pour ceux qui restent sceptiques, regardez donc la vidéo de mon clip de la semaine. Moi, j'en ai les bras qui frissonnent et les poils qui se dressent. Mon calendrier pousse en filigrane entre deux dates.
Et sinon, toujours lire, traîner sa carcasse au Mark XIII, éviter La Fnac le plus possible pour ne pas se faire d'envie. Comme ce nouveau livre sur Serge (ceci est un appel d'offre !). Et même si c'est Bardot qui a fait la préface, tant pis. Y'a plein de belles photos que j'avais jamais vues ! Si, si, je vous jure, c'est possible ! Bientôt, je ferai ma liste au pôpa Nouel !

Bon et sur ce, je vais aller mater une nouvelle série Heroes, qui me fait peur. Mais pas grave.
Ah oui ! April Greinam, c'est pas intéressant.
Et ! James Bond sort mercredi !

~ Oreille ~ Crash me live au téléphone ~ Indochine/Victoire :p

Posté par Pincettes à 22:25 - Nuit - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2006

Euphorie ou ne plus savoir où mettre sa tête

Ca commence dimanche soir. Après cette note sur les dimanches, bien sûr. Tout est lié toujours. en connexion. Une immense toile pleine de petites pattes d'araignées qui tissent, sans savoir où se mettre.

Message d'Alexandre d'il y a longtemps, comme il dit. Il me faut bien plusieurs minutes pour m'en remettre. Il me dit partir en Chine. Le lendemain matin. Je ne fais qu'un tour sur moi-même. Je prends le numéro qui s'affiche, puisque cela faisait longtemps qu'il n'existait plus dans mon répertoire. J'appelle. On se surprend. Je ne reconnais pas sa voix, puis je m'y habitue de nouveau. Les mêmes intonations. Les infos fusent. Pacsé, diplômé, parisien, amoureux. Il prend donc l'avion pour rejoindre son homme parti en Chine depuis trois semaines pour une durée indéterminée mais s'évaluant à deux ans. Il me donne des nouvelles vite fait de Lucie qui prévoit de partir en Irlande pour une année en tant que fille au pair. Puis de Simon qui a réussit haut la main ses études en hôtellerie et qui habite Grenoble. Je lui donne des nouvelles de moi, bien sûr, puis de Sarah, de Julie. Il me dit faire un bilan sur sa vie passée avant de partir à l'étranger. Car ses parents vont eux aussi déménager pendant son voyage.
Il dit donc au revoir à son enfance. Il dit au revoir à cette rue dans laquelle on habitait tous les deux. Cette rue dans laquelle il courait presque tous les matins lycéens pour que mes parents l'embarquent avec moi. Je me souviens d'un garçon timide, gentil, qui m'impressionnait avec ses beaux cheveux, sa peau blanche qui semblait fine, ses discours intelligents, ses cassettes de Simon and Garfunkel, sa prestance sur une scène de théâtre, ses gestes malhabiles, comme gêné d'être là, comme pas à sa place, ses confidences dans sa voiture, ses lettres qu'il m'envoyait dans ma petite chambre puante d'ennui d'étudiante clermontoise, ses lettres où il se dévoilait beaucoup plus qu'à l'oral, comme moi, puis quelques rencontres râtées où nous nous sommes éloignés.
Et le regret maintenant d'avoir perdu un garçon comme lui. Alors oui, bien sûr, je lui écrirai des mails direction Chine et j'imaginerai une vie qu'il mène avec son amant.

Puis bien sûr, il y a Simon aussi. Sur Grenoble. J'en ai manqué perdre le souffle. Trop en une soirée. Après avoir quémandé son numéro perdu, je m'installe sur mon lit, jambes en tailleur, hésitante, puis j'appelle. Lui, je reconnais sa voix tout de suite, parce que je me la suis rappelée avant. On se souvient, on pouffe, on glousse, on en revient pas. Un an qu'il traîne sa carcasse maigre dans les rues grenobloises avec sa copine, et moi qui entame ma troisième année. Lui, il est toujours aussi bavard, aussi rieur, blagueur. Et je me souviens d'un jeune homme maigre aux cheveux difficilement coiffables, aux yeux bleus à l'image d'un Jared Leto défoncé, je me souviens de sa difficulté à aimer les filles, ou plutôt à se faire aimer d'elles, car c'est bien connu : qui copine trop ne couche pas. Mais moi je me souviens de soirées chez lui à manger des cerises, à lui confier des secrets encombrants, à l'écouter parler de choses qui le touchent avec un sourire en coin, apeuré d'être sérieux, à l'époque je cherchais son contact parce qu'il me rassurait, parce qu'il savait ce qu'il ne fallait pas savoir sur moi, parce qu'il était discret, parce qu'il me chantait Serge Gainsbourg pour me donner le sourire, parce que je devais rire comme France Gall, cristalline, parce qu'il se moquait de moi et de ma dévotion à Gainsbourg, parce qu'il m'aidait en anglais.
Alors, voilà, je le revois samedi prochain pour déjeuner en ville ensemble. Après quatre années de silence sans savoir réellement pourquoi. Les mots se bousculeront sûrement, trop de choses à dire en si peu de temps, résumer quatre années, se rendre compte combien c'est facile, tout cela.

Et de l'autre côté, il y a Sarah. Qui revient. Qui envoit des messages étranges, où elle dit que je lui manque, où elle dit qu'elle pleure, où elle dit qu'elle écoute telle ou telle chanson et qu'elle pense à moi. Alors enfin, un soir, je prends le temps, le courage, l'envie, de composer son numéro. Elle habite maintenant Bourges, toujours avec son mec, son chat, elle semble ne pas avoir changé, toujours à se plaindre, toujours fatiguée, toujours blasée, toujours avec cette idée que je me fais des couples : maison, mari, amant, baby, chat, chien, fleurs, bagues au doigt, coeur transpercé. Ou est-ce moi finalement la fille blasée ? On ne trouve pas grand chose à se dire en fin de compte. On parle musique, concerts, parents, études. Je joue l'intéressée. Je suis faible. Et elle ne sait toujours pas pourquoi je me suis éloignée brusquement. Elle n'a toujours pas compris que je comptais sur elle quand j'allais mal, que je n'étais pas juste là pour essuyer ses peines de coeur de fillette qui découvre qu'il y a d'autres garçons que le sien. Et même si ce soir je passe plus d'une heure au téléphone avec elle, à se raconter, à l'entendre pleurer, elle me parle de mariage, je suis à dix mille lieux d'elle. Moi je navigue tant entre les autres que me poser me semble incongru, je comprends pas, mais je rassure, j'écoute. Comme avant.
Et je rappellerai samedi car l'envie me démange de lui raconter les nouvelles des autres. Partager cela avec quelqu'un qui les a connu, comme moi. Arrêter peut-être d'être si fière, mettre un terme à mes convictions les plus sûres pour retrouver une amie, mais de manière discrète. Pas comme avant.
Non. Pas comme avant. Finalement. On a grandit, on a vieilli, on a plus les mêmes centres d'intérêt, sans doute même nous n'en avions pas tant que cela puisque nous avons tant divergé par la suite. J'en sais rien. Mais les souvenirs d'elle me semblent lointains. Je les caresse sans nostalgie, juste un brin de sourire. Ils s'évadent, je les offre au vent, je me les rappelle sans regret, tellement lointain. Et ce soir ils sont là pourtant, ils se bousculent, ils m'agressent presque. Mais moi, ça ne me fait pas pleurer.

Puis dans un autre style, il y a aussi mon vrai père. L'inconnu X. Celui dont je porte le nom, que je souhaite connaître pour ne pas avoir de regret cette fois. Mais j'ai encore besoin de temps. Pour le moment, je me plais encore dans mon cocon familial où il n'existe presque pas. Où un autre a pris sa place. Un autre qui la tient mieux que lui. Et même dire cela, ça m'écorche.
Et pourtant, ça m'écorche aussi de le nommer papa quand je lui parle, parce que ce titre lui convient si peu au final. Non, il convient à l'autre. Il convient à l'homme dont je ne porte ni le nom, ni le sang, ni même une vague ressemblance physique. Il convient à celui qui m'appelle sans obligation de liens familiaux désuets. Il convient à celui qui m'a élevé, qui me connaît, qui m'a vu grandir, me construire tranquillement. Il convient à celui dont j'ai hérité du sens intellectuel.
Mais même. Pourtant. Le vrai père, le biologique, il surgit toujours. Il me fait culpabiliser. Il m'oblige. Il me fait pleurer. Il me fait pitié. Et je ne sais pas trop si j'ai envie d'avoir pitié de mon propre père. Je suis toujours aussi paumée avec lui. Je ne sais jamais comment l'aborder, j'ai toujours l'impression de le déranger, je ne sais pas engager la conversation, je n'ai rien à lui dire. Et ça me rend malade. Car je me force. Pour ne pas le blesser. Mais c'est moi que je blesse. Et j'ai aussi peur de blesser l'autre, le Papa, le vrai, celui du réel. Alors pour le moment, je me laisse porter. On verra bien. J'ai aucune envie de tout brusquer.

Et pour finir, cette phrase d'Alexandre d'il y a longtemps, quand on avait six ans, quand on entrait au CP, quand on était des enfants pas si innocents que cela.
"Il ne faut pas l'embêter, ses parents sont divorcés."

~ Oreille ~ Girl Anachronism ~ Dresden Dolls

Posté par Pincettes à 23:02 - Nuit - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 octobre 2006

Les dimanches

Petite, le dimanche était associé à la séparation et aux retrouvailles. Celui du retour à la maison, le trajet de chez papa à chez maman, le silence dans la voiture sur la nationale 20, moi les yeux par la fenêtre, espérant que la voiture un jour ira plus vite, mais sans avoir d'accident. Puis ensuite, décharger les légers bagages du coffre de la voiture dans le Garage (oui un grand G à ce Garage, ce n'est pas n'importe quel garage, c'est LE Garage), se déchausser, filer dans la cuisine pour sentir les odeurs de maman qui cuisine, du p'tit frère qui joue à je ne sais quoi dans la chambre bleue, et les deux papas qui faisaient la conversation de politesse dans le Garage. Puis j'accourais embrasser le papa Numéro Deux et le laisser partir seul dans sa voiture en train d'écouter Rires et Chansons. A quoi il pensait ce papa là en laissant sa gamine à un autre papa ?
L'autre papa, il faisait des blagues à table, le p'tit frère en rajoutait, et les deux filles en riaient. Mais l'heure tournait. Et bientôt, dans la maison bleue, on devait se brosser les dents, faire un tour aux toilettes, faire des bisous, dire la phrase magique de la famille avant de pousser les portes. Ca fait quoi les parents quand les enfants étaient couchés ?
Et dans ma chambre boisée, la tête sur l'oreiller, je tendais les écoutilles pour écouter les bruits de la maison, les chuchotements, la chanson des oiseaux dans la chambre à côté, le vent et la pluie dehors, puis la radio. La musique classique pour s'endormir avant de retourner à l'école. Et rassurée par tout ça, la petite fille, elle oubliait tout, le papa qui était loin, qui ne lui souhaitait pas bonne nuit les dimanches soirs pour la rassurer. Non, les dimanches soirs, elle était si bien calée dans son lit moelleux, avec les voix réconfortantes de papa Numéro Un et de maman Tout Court qu'elle s'endormait comme une princesse de son rang. Ca rêvait à quoi une petite fille dans la nuit du dimanche au lundi ?

Maintenant les dimanches, ça restent toujours nostalgiques, mélancoliques. Parce qu'il y a les dimanches anciens qui ressurgissent pour étreindre la gorge. Et maintenant, seule, il n'y a plus de petits bruits à écouter derrière la porte. Alors on retarde déjà le lever, on prend son temps pour petit déjeuner, on essaye d'étirer le temps en espérant qu'il passe plus vite. Parce qu'un dimanche, c'est long, c'est lent...
Les dimanches, parfois, on va au cinéma, au resto, parce que c'est les seuls trucs d'ouverts. On s'occupe pour ne pas voir filer la journée. On se mijote des petits plats, on regarde la télé.
Et même aujourd'hui, les collocs sont tous rentrés chez leurs parents, le seul restant travaille. Alors on reste trois heures sous l'eau chaude d'une douche puis on traîne en peignoir, les cheveux en pétard, un thé fumant à la main, une clope chourrée et on se pose à la fenêtre et on regarde la pluie tomber sur la cour des flics. C'est triste un dimanche.
Et même quand il fait beau, un dimanche, ça reste bizarre. Ca serait un peu comme une ritournelle enfantine, des chevaux de manège qui font des vas et vients, des rires d'enfants qui s'effacent dans le ciel, cherchant à attraper une queue pour avoir un tour en plus et encore une fois, rallonger le dimanche même si on le trouve déjà d'une longueur rébarbative.

Et le dimanche d'après, on se rappelle encore les vieux dimanches.

~ Oreille ~ Arnold Layne ~ Pink Floyd

Posté par Pincettes à 21:06 - Nuit - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2006

Boisé

Des soirées tranquilles. A l'odeur d'encens boisé et de thé au caramel (fini le thé à la menthe, nous voilà sous traitement homoépathique, alors on respecte la donne), le ventre rempli d'omelette aux poivrons ou de pâtes à la carbonara (oui je sais, pour le soir c'est un peu lourd, mais chut). Là ce soir, seule au chaud dans mon cocon à écouter Jean-Louis Murat chez Lenoir. Seule parce que trop la flemme de sortir pour une soirée avec les anciens de ma promo de l'année dernière, des gens avec qui je devrais être souriante, gentille, devoir répéter mes vacances, la rentrée, sortir des blagues bidons qui en feront rire trois ou quatre, boire une blonde et piquer des clopes à Franck, non, franchement, pas ce soir, je me sentais pas l'âme sociable à faire mon numéro de fille étudiante dans le vent qui a plein de potes. C'est déjà pas dans mes habitudes de me forcer, de jouer à l'actrice, comme je dis, ce soir, je fais grève.
Seule à l'appart, puisque deux de mes collocs sont partis donc à cette fameuse soirée et qu'ils m'ont bien supplié de venir, mais non, rien n'y fait... Puis la deuxième fille est partie avec son mec faire le couple en soirée entre potes. Et puis le dernier garçon est parti faire le vigile dans un hôtel jusque très tard dans la nuit, même que demain matin on devra pas faire trop de bruits pour ne pas le réveiller.
Donc, voilà, soirée pépère.

Ce cher Jean-Louis s'ennuie. Tiens, ça me rappelle quelque chose. Pas que je m'ennuie... Mais tout de même... Ca en étonnera plus d'un, mais je déteste tant m'ennuyer, que je passe par dessus ma faignéantise (oui, oui, vous avez bien lu !) et que je m'active, toujours foisonnant d'idée pour faire quelque chose. Je me suis même mise à faire mon lit. Parce que je me suis rendue compte que ne pas le faire, c'était la solution de facilité lorsque je ne savais pas comment m'occuper et que je me faufilais sous la couette pour y dormir. Alors ouais, je fais mon lit tous les matins lorsque je suis encore en peignoir, la radio allumée et même que maintenant je trouve aussi le temps de faire la vaisselle avant de partir en cours. Non, j'ai pas menti, j'avais dit que je prendrais de bonnes résolutions à la rentrée de cette année, et je m'y tiens ! Je m'étonne moi-même...
Y'a plus de chaussettes sales dans les chaussures, y'a plus d'assiettes qui s'empilent sur la tour de l'ordinateur, les murs voient le jour, Franck ne squatte plus mon lit pour fumer et je ne m'endors plus dans une odeur de clopes froides, la moquette est même presque propre, les magazines sont rangés et ne traînent pas partout dans l'appart (sol, toilettes, salle de bains (car j'aime bien lire en me lavant les dents), table basse, chambres des collocs, plaques de cuisson, ...).
Bref, je contrôle le matériel, ça me donne l'illusion de contrôler aussi mes émotions. Comme l'animal qui était dans le ventre et qui montait souvent à la gorge jusqu'aux yeux. Et comme toujours, je passe. Un peu comme les figurants dans les films. Un sourire au loin, un éclat de rire de fond, les yeux fuyants, les mains dans les poches, la tête baissée. Je fuis, comme une reine devant les paysans qui la détestent. Pas envie qu'on me prenne. Je me suis laissée prendre mais la guillotine ne sera pas pour moi. Je ne laisserai plus quelqu'un me contrôler.

D'abord.
En plus, maintenant plus rien ne m'empêche de passer la soirée dans le lit de Franck à raconter des conneries en regardant le foot, lui qui essaye de m'expliquer les règles et moi qui fait semblant de m'y intéresser. Et puis maintenant, je fais ce que je veux de mes mains sans avoir de cas de conscience sur la gueule.

Bonne nuit.

~ Oreille ~ Le chemin du poney ~ Jean-Louis Murat

Posté par Pincettes à 22:59 - Nuit - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1