07 février 2007
Et sinon, toi ?
La pression sort par les yeux. Exit. Maintenant je me roule en boule et j'imite l'asphyxié ou le noyé. De grandes inspirations par le nez, les yeux fermés très forts, les mains tordues sur le ventre. Puis finalement le corps se déploie, se déplie, se relie à quelques endroits et tout va mieux. C'est mieux que la magie.
Imaginer combien j'ai pu me ridiculiser ou combien j'ai pu être naïve ou pire même prise pour une idiote, voire même une p'tite conne. alors je fais assez semblant. Rien ne me touche. Même pas vrai. Même pas mal. Rien de réel. Alors on escorte les souvenirs vers la poubelle. Un grand coup de pied au cul. Je trébuche et je me rattrape à une rembarde pour monter un miraculeux escalier qui vient de se découvrir sous mes yeux ébahis. C'est peut-être un peu magique. Finalement.
Et sinon. La poisse. Je m'en vais tranquillement prendre le tram avec L'amie au bras, on raconte des conneries, on refait doucement le monde à nos yeux de parfaites usurpatrices. Mais où donc ira la manipulation ? Est-ce qu'on joue dans la même cour ? En joue ! Sourires défaussés. Bref. Je fais semblant. Et en prime je me fais offrir une bière. La conne, cette fois, c'est pas moi. Enfin presque pas. Passqu'avec toutes ces conneries, j'en ai perdu mon portable et toutes les preuves d'un truc inexistant. Des vieux messages menteurs et des numéros inutilisés. Alors je crois qu'en fait je fais vite le "deuil" à défaut de faire une crise de nerfs où je me rends compte que maintenant, c'est inévitable d'éviter tous ces autres. L'essentiel restera. Mais bon, j'attends toujours qu'on me livre mon nouveau sagem. Surtout qu'un p'tit con a retrouvé mon vieux portable et s'en est servi, pendant que moi je courrais attraper le tram de retour avec L'amie en riant. Naïveté. Puis le chocolat a un goût légèrement amer et le ventre se tord juste un peu. Mais c'est trop tard. L'irréel n'existe plus.
Et sinon. Lassitude. Avec ses adultes qui m'adulent (n'ayons pas peur des mots !) et qui veulent absolument que je lise un texte que je n'ai pas aimé écrire devant un par terre d'idiot qui ne comprendront rien à mes mots. Ouais, passque ça me plaît assez de jouer la prétentieuse. Alors j'ai un regard froid, une langue acidulée. Et derrière moi, une danseuse sera schyzophrène. Tandis qu'à Lyon, tout le monde s'amusera sans moi. Pourquoi je fais des promesses ? Sans doute pour accomoder tout le monde. Et moi ? Je courbe l'échine et je joue l'intimidée. Fausse. Encore une fois.
Et sinon. Fou rire. Sortant d'un cours d'anglais, de quatre heures précisement, où je sue à chaque fois que la prof me regarde en priant pitit jézu qu'elle ne m'interroge pas. Et bien donc, en sortant, un groupe d'étudiant, devant le parvis de leur établissement, se met en cercle (oui là faudra m'expliquer pourquoi on se met toujours en cercle) et commence à raconter des conneries. Salaces. Evidemment. On a pas inventer l'eau tiède. Et alors, comble du scénarii ! Mary Poppins habillée d'un ridicule manteau beige, d'une coiffure faussement élaborée (c'est à dire un chignon destructuré), brandissant un parapluie replié se retourne vers nous et nous verse le plus beau discours jamais entendu à mes oreilles ! C'est dire ! On s'esclaffe. Outrés. A la moitié de la blague, du parjure, de l'étonnement. Passque madame parapluie nous engueule pour nos propos pour le moins débridés. Oui, oui ! Les mots censure, Sarko, sortent de nos bouches ahuries. Puis on lui fait dos mais la harpie continue sa diatribe révoltante contre de pauvres jeunots qui ont le crâne écrabouillé par des mots anglais dont ils se contrefichent (c'est vrai, qui veut savoir comment on dit "mise en page" en anglais ?). Ca nous fait hurler de rire. Ca nous fait halluciner. Je n'aurai pas perdu ma journée. Mon fou rire me tiendra jusqu'au soir quand je repenserai à cette madame chignon laid maîtresse d'école qui nous invective à force de coups de parapluie brandit en l'air. C'était assez spectaculaire ma foi.
Sur ce, bon vent.
~ Oreille ~ Closing time ~ An Pierle and White Velvet
23 janvier 2007
J'ai volé mon âme à un clown
Oui alors oui, je sais ! Une éternité que je n'ai pas ouvert mon blog, que je n'ai même pas lu mes commentaires. J'ai fait l'impasse sur la bonne année traditionnelle à beaucoup de gens. Sachez que ça fait un bien fou d'ignorer les autres et de se voir ignorer en retour. Famille, amis. Next, exit. On passe à autre chose. A quoi bon se créer une ambiance particulière pour se souhaiter un truc qui veut rien dire ? A quoi bon se prouver que ce n'est pas un jour ordinaire ? Bouffer du foie gras, ouvrir le champagne, sourire. Et ensuite ? Ensuite y'a rien. Totale éclipse. S'ouvrir pour ne rien voir ensuite. Faire des courbettes à s'en casser le dos. Les zygomatiques en grève. Moi j'étais.
Entre deux eaux. Besoin d'assurance. Dire bye bye aux troubles fêtes pour assurer ses arrières et se sentir entourée. De ceux qu'on a choisi. De ceux qu'on ne choisira plus ensuite. Parce que ça s'évapore. En attendant que tout se dilue, je profite. Bien sûr, il y aura des regrets ou des râtés. Je crayonne, du bout du stylo, un sourire fleur de peau, des larmes perlantes, des essais, des ratures, une gomme, des arrondis, des pleins, des déliés, en diagonale ou bien de travers. Bref, peu importe. Je m'écris. Petit à petit. Pas encore appris le sens de marche du TGV. Moi je saute.
Et s'il y en a encore pour me dire que je fais bien, ils ont bien raison. Sauf que ce n'est pas pour les écouter, simplement pour n'en faire qu'à ma tête. Me créer petit à petit, encore. Y'en a besoin. Des allers-retours, parfois juste quelques allers éphémères mais jamais de retours en simple. Ca serait bien trop facile sinon. Alors on saute. A pieds joints. On se lie les mains. On se claque les joues de mains plates ou de lèvres un peu trop pailletées. Mais toujours est-il que je sais toujours où je vais même si parfois y'a des failles. Je gribouille, comme une gamine. Moi je grandis.
Parce qu'il y a des autres qu'on ne veut plus voir, même plus entendre parler. Parce qu'il y a des déceptions qui ne trouent pas le ventre. Ca ferait même un peu rigoler. Le ridicule de la situation. Ou encore y'en a qui reste ou qui revienne et les bras sont ouverts au pardon. Tout dépend du passif. Moi je choisis.
A très vite, il se fait tard. Prenez soin de vous...

~ Oreille ~ Qu'il est beau ~ Maya Barsony
29 novembre 2006
"Bon allez, bon appétit et joyeux anniversaire à Zoé"
Famille. Le père, la mère, le fils, la fille. Les enfants blonds à la voix aiguë. La femme mince et des chaussures plates et cirées. Le mari légèrement bedonnant pantalon de flanelle tombant parfaitement sur des chaussures en daim. Quick. Menus enfants. Jouets. Bagarres. Discussion.
"Alors, Zoé, lequel tableau as-tu préféré ce matin au musée ?"
"Le carré."
"Celui avec des couleurs ?"
"Oui."
"C'est vrai qu'il était très beau."
Le gosse, plus petit que sa soeur, qui veut aussi manger en face de sa mère, mais puisque c'est l'anniversaire de Zoé : "Elle a le droit de faire ce qu'elle veut aujourd'hui."
"Mais elle a toujours le droit de faire ce qu'elle veut, c'est pas juste."
"Bon, les enfants, vous allez pas vous disputer le jour de l'anniversaire de Zoé quand même, ça serait dommage."
"Je veux manger en face de toi."
"On va attendre papa."
Papa arrive et départage les enfants avec une voix qui ne laisse pas place à la discussion. Distribution des hamburgers.
"Zoé, tu veux de la mayonnaise ?"
"Zoé, tu veux du ketchup ?"
"Zoé, mange tes frites !"
"Zoé, essuie ta bouche."
"Zoé, tiens toi droite."
"Zoé, tes coudes."
Pincée, la femme mange son Giant comme s'il s'agissait de la meilleure des pâtisseries chocolatée importée directement de Suisse. Le père, relativement absent, rabroue seulement son fils, qu'il doit laisser tranquille sa soeur parce que "C'est l'anniversaire de Zoé !".
Après le musée le matin, le Quick le midi, il est prévu pour cette famille cliché d'emmener tous ensemble, puisqu'ils sont une famille soudée et qu'ils le montrent (!), Zoé (!) à la gym et à la danse.
J'ai fini par capituler, fermer mon bouquin, avaler les dernières gorgées de mon coca et me barrer de ce lieu qui puait l'amour surjoué. Et chez eux, comment c'est ? Le mari et la femme s'engueulent-ils devant les enfants ? La femme fait-elle regarder à ses enfants les émissions éducatives de France 5 ? Le mari a-t-il une maîtresse pour échapper à cette femme dominatrice ? La femme rêve-t-elle de faire un troisième gosse pour pallier le futur manque affectif qui viendra lorsque ses deux marmots seront partis de la baraque ? Sont-il toujours aussi droits, propres sur eux, fiers ? N'ont-ils donc jamais de moment de doute, les yeux qui piquent et le ventre qui se noue ? Sont-ils toujours si souriants, imposants et polis ? N'ont-ils donc jamais envie de meurtres sur leur voisin, l'envie de gueuler à la terre entière que ça va pas ?
Ils m'ont fait un peu pitié, un peu honte aussi à les écouter, à capter les bribes de leur vie. Ils m'ont un peu démoralisé, un peu fait horreur. Fichus conventions qui les étriquent. Après tout, ils le choisissent. Mais ça me fait mal au cul. Ils ne m'ont pas ému avec leur amour édulcorant, leurs sourires dentifrices, leur "Excusez-moi, Zoé n'a pas fait exprès de vous éclabousser avec sa paille."
Non. Pas émue. Définitivement pas.
Souvenir d'un trajet en train jusqu'à Lyon. Une maman et son gosse d'environ 6 ans. Le gamin qui posait plein de questions à sa mère, et elle qui ne répondait que par des onomatapées, qui ne le regardait jamais. Et lui qui essayait désespérément d'atteindre sa mère, la toucher un peu. Jouer avec ses petites voitures en faisant le bruit des hélicoptères, pleurer car il avait renversé du coca-cola sur ses genoux et sur son sandwich devenu mou et immangeable. Et sa mère, si peu concernée, qui lui essuyait les mains avec indifférence et sa phrase : "Arrête de chouiner, tu gênes les gens dans le train." Puis tout a changé. L'enfant a pris une peluche, visiblement son doudou, un chien jauni par les ans, probablement jamais passé en machine. Tranquillement, style de rien, il a amadoué sa maman en se posant sur ses genoux. Elle avait alors posé le Voici par terre, enroulé ses doigts dans les cheveux de son fils et s'endormie à son tour dans un cocon de douceur.
Et moi, sur le côté, je retenais difficilement des larmes de couler sur mes joues. Parce que ça m'avait ému.
Parce que je suis à fleur de peau et que ça ne se discute pas.
~ Oreille ~ Furyo ~ Ryuichi Sakamoto
24 novembre 2006
Flagrant délire
Ah bah ça faisait longtemps encore tiens ! Les bras qui démangent de nervosité, plus capable de dormir. Se lever, s'activer et attendre gentiment que ça passe au lieu de se retourner dans tous les sens dans son pieu. En plus, le bruit des draps contre le corps, ça énerve encore plus. Le pire c'est que t'as les yeux crevés et le corps enkylosé, mais rien à faire, tu dors pas. Tu restes comme une con à attendre le sommeil, les bras dans tous les sens et les genoux coincés, désespérants de se calmer.
Alors forcément, dans ce cas là, ça cogite. Faut dire que 4h du mat', y'a que ça à foutre. A la tv, même pas la peine d'y penser.
Sur MTV tu dois avoir des gonz' qui se trémoussent le cul sur des mecs avec des lunettes de soleil qui feront style "moi je m'en fous, hé le caméraman, t'es sûr que ma trique on la voit pas ?", ou alors une nana en détresse dans sa belle robe qui pleurera le long des berges de Paris après son mec qui l'aura largué, ou tiens même encore pire ! Une blonde pétasse avec un piercing au nombril qui se trémoussera dans une boîte contre un miroir, l'excitatrice solitaire, castratrice de mes nuits blanches. Bordel, t'as beau mater, tu comprends toujours pas pourquoi une connerie pareil existe. Ne parlons même pas de la musique.
Sur AB1, tu auras une rediffusion d'Hélène et les garçons et tu comprendras pas pourquoi quand t'étais p'tite tu faisais chier ta mère pour regarder c'tte merde en boîte. Non, vraiment, tu vois pas. Ou alors tu te dis que t'étais vraiment débile quand t'étais p'tite. C'était sans doute le cas. Même que tu faisais des échanges d'images panini à la cour de récré.
Sur RTL9 y'aura un mec musclé en short moule-bite qui fera du stretch ou une blonde dans un body bleu électrique avec des ventouses sur le bide. Et alors tu te feras deux réflexions. A savoir, la première : y'a-t-il vraiment des gens qui regardent ça (oui toi blondasse. arf merde) ; et en second, tu te diras que les blondes des années 80 sont quand même moins sexy que la barbie colorée couleur café de MTV.
Sur FashionTV tu verras des blondes (encore ! ah mais je suis blonde, help !), dans des maillots de bain 15 000 pièces qui recouvriront juste les bouts de leurs petits seins et le haut du cul, alors que toi tu cailles comme une pauvre merde dans ta chambre froide. Le seul truc bien qui pourrait te faire rester sur cette chaîne, c'est la musique, mais sans l'image. Autant mettre ta propre play-list, hein ?
Sur Arte, t'auras un documentaire chiant sur la vie des poissons en communauté lesbienne et le problème des reproductions entre poissons femelles. Bah ouais, j'imagine que les poissons c'est comme les humains. Alors t'imagines le truc de ouf en te disant que les deux femelles poissons qui se baisent les nageoires elles vont adopter un p'tit poisson à la D.A.S.S. poissonnière. Et là, tu vas te dire, arrête, retourne te coucher, tu délires ma vieille.
A moins que ce soit le raclage de pot de nutella à 4h du mat' qui passe mal. Pourtant, c'est super bon... Ca donne soif, certes, alors tu bois du lait. En fait, tu te fais ton p'tit déj. Et tu te dis que c'est quand même de la balle de pas avoir cours le lendemain, sinon t'aurais eu une putain de tête de déterrée.
Déjà que t'es borgne ma vieille. Ouais ouais. Un oeil plus petit que l'autre qui chiale sa race le con. Trop glam les collyres dans l'oeil. Et quand t'as mal à un oeil et qu'il est tout rouge comme ça, c'est chaud. Passque de une, tu peux pas l'ouvrir, et de deux, tu ne peux pas voir ! La bonne blague que voilà ! Alors tu peux pas lire, tu galères à écrire sur ton blog, les images de pétasse à la tv sont floues, tu te flanques du nutella sur le nez passque t'as loupé la bouche (bouffonne !). Je vous jure qu'il reste pas grand chose à faire quand c'est comme ça. Au moins, écrire sur mon blog un truc pourri, ça m'occupe et ça va bien prendre trois ans vu comment j'ai le nez de collé au clavier. Et après on s'étonne que j'ai mal à l'oeil.
Roh puis merde hein. Aussi. Tiens. Puisqu'on y est. Ras le cul de d'avoir attendre sur le bout d'une chaise à regarder les autres en ne voyant que leurs regards ignorants. Mais je vois tout moi ! Ouais. Même quand tu te fous de ma gueule je le vois. Mais je m'écrase pour voir jusqu'où tu vas pousser le vice. Dingue hein ! Au moins ça m'occupe un minimum, plutôt que d'écouter ta conversation plate et sans intérêt. Un sourire et te v'là heureux(se) pour la journée. Que demande le peuple ! Moi je demande un aquarium géant et un documentaire sur vous dans Arte pour mes insomnies. Histoire de délirer pour quelque chose et de savoir pourquoi. Hein, pétasse, connasse, ouais, toi, là, avec ta tête bizarre (puisque je vois flou), tu m'intéresses pas. Je fais semblant. Est-ce que tu le vois ? Dis-moi, passque ça m'éviterait de me casser le cul pour toi à revêtir un masque de mensonge flagrant.
Puis bon, faut que j'arrête les Pink Floyd à 4h du mat'. Tu m'étonnes après que je délire.
(ps : ils mettent n'imp dans les aquariums)

~ Oreille ~ Echoes ~ Pink Floyd
18 novembre 2006
Rencontre du troisième type
Si on m'avait dit ça, bah je l'aurai pas cru. Comme quoi, j'avais bien fait de remuer ciel et terre pour avoir cette place du 10 novembre. Rencontrer M'sieur B. Et oui, oui ! Vécue tout ça dans un cocon surréaliste, les yeux hagards. Pas à ma place, répétaient-ils. Et pourtant, j'y étais quand même. Avec mon cadeau, comme les autres. Des bisous, des sourires, du coca, du chocolat écoeurant, O., les deux M., A., Miss Gaufrette. Et enfin de compte, ça ressemblait à beaucoup d'anniversaires. Et les deux jours suivants, beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, d'émotions. Le coup fort quand j'ai réalisé. M'sieur B ! Tout de même ! Bon.

Et le reste continue. Aller avec Fabienne voir des danseurs qui ne nous émeuvent pas. Retourner au théâtre est un vrai petit bonheur. Et avoir tout un tas de projet avec Fabienne.
Puis attendre impatiemment mardi. Mais pas pour les bonnes raisons. Parce que revoir Placebo, finalement, je m'en fiche. Mais revoir Naw, ça, ça se manque pas !
Jouer Come together à la basse. Le pied !
Pas de news de mon père. Donner des news à ma grand-mère par intérêt. Jamais fait ça de ma vie, réclamer des sous. Mais comme je dis, c'était un cas de force majeure. Bah oui, aller à Bercy le 8 décembre pour Indochine, ça se discute pas, ça fonce. Et pour ceux qui restent sceptiques, regardez donc la vidéo de mon clip de la semaine. Moi, j'en ai les bras qui frissonnent et les poils qui se dressent. Mon calendrier pousse en filigrane entre deux dates.
Et sinon, toujours lire, traîner sa carcasse au Mark XIII, éviter La Fnac le plus possible pour ne pas se faire d'envie. Comme ce nouveau livre sur Serge (ceci est un appel d'offre !). Et même si c'est Bardot qui a fait la préface, tant pis. Y'a plein de belles photos que j'avais jamais vues ! Si, si, je vous jure, c'est possible ! Bientôt, je ferai ma liste au pôpa Nouel !
Bon et sur ce, je vais aller mater une nouvelle série Heroes, qui me fait peur. Mais pas grave.
Ah oui ! April Greinam, c'est pas intéressant.
Et ! James Bond sort mercredi !
~ Oreille ~ Crash me live au téléphone ~ Indochine/Victoire :p
08 novembre 2006
Sous un coin de ciel bleu
Questionnaire ordonné là
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et copiez la 4è ligne :
"Les cris des autres lui parvenaient assourdis, enveloppés de coton". Kathleen de Fabrice Colin
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
15h12
3) Vérifiez !
15h13
4) Que portez-vous ?
Jean, pull noir, foulard rouge, bague, babouche, maquillage.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Des mots ; je terminais Kathleen.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Adrienne Pauly. "Pourquoi j'ai pas mes lunettes noires ? Etre la reine dans mon royaume"
7) Quand êtes-vous sorti(e) la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
Je suis allée poster ma lettre pour le Crous en espérant que cette fois mes bourses soient enfin versées ! Peut-être vais-je ressortir pour mettre un cierge d'ailleurs...
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Probablement.
9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Y'a quelques minutes, en attendant Franck parler à Minus et Cortex.
10) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Posters d'Indochine, de Jane Birkin, d'Oasis, des cartes postales de Georges Sand, de Serge Gainsbourg, de Ian Curtis, deux dessins de mon frère, une étagère, une tenture de tissu, un calendrier de La science des rêves
11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Un appart dans Le Marais.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Being Light de Jean-Marc Barr avec lui-même, Romain Duris et Elodie Bouchez. Film sur la liberté.
13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Un hamster qui en bouffe un autre.
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Ca m'occupe.
15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore ?
Je peux être très patiente. Etonnant, non ?
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Euh.
17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Euh bis.
18) Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Y voyager, oui, y vivre, non.
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
"Tu t'es trompée de porte ma chérie."
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Le nombre de sidéens.
21) Aimez-vous danser ?
Han han.
22) Que pensez-vous de Georges Bush ?
No comment.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Taratata vendredi dernier.
24) Quelles sont les 3 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Si elles ou ils lisent : Adamantine, Querelle, et Jerry.
~ Oreille ~ La fille au prisunic ~ Adrienne Pauly
05 novembre 2006
Chambre bleue
Offrez-moi sur un plateau d'argent la gouaille des amants perdus. Qu'on les entortille. Leur retire le coeur. Qu'on sache ce qu'ils ont dedans. Qu'on comprenne. Que je comprenne. Eperdue. La petite conne fluette. L'attente de rien. Dans le silence. Des chambres bleues. Les papillons virevoltent encore. Ah ! Tais-toi. Oui. Toi. Et ton étrange absence. Tu ne parles pas. Non. Ce sont les effluves des absences qui se répercutent contre les murs blindés de chagrin. Peau d'amour sur les ventres oranges. Veloutés. Potiron. Citron. Et bonbon acidulé. Plateau d'argent. Contre un peu de pognon. Faites-moi attendre. Dans le silence. Des chambres bleues. Les tapis déchirés et les toiles d'araignées. Les voiles aux fenêtres. Deuil de l'absence. Alors on s'étrangle. Et les amants se perdent. A droite. A gauche. Au milieu. A l'envers. De travers. Diagonale. Vertical. Horizontal. Matelas molletonné. Les écoutilles cotonneuses. Absence. Oh ! Pardon, tu ne dormais pas encore. Mais que fais-tu alors ? Dans les chambres bleues. Recherche. Encore un peu. Avance. Ferme les yeux et tend la main. Encore un peu. Oui. Voilà. Là ! Tu sens ? L'absence ? Le silence ? Tu touches ? Les courbes fausses ? Oui parce que moi je sens, je touche, je renifle, je rature, je crie, j'arrache, je convole. Sur un poison. Il a des odeurs de pardon imagé. Celui où tu me dirais que... Je ne sais plus. Que veux-tu me dire déjà ? Dans cette chambre bleue. Je l'écrirai. Oui. Promis. Approche. Recule. Tombe. A l'ouest. Encore. Là. Trouves-tu que tout se ressemble ? Comme un manège ? Les chevaux de bois rient de moi. Et le feu s'accumule pour s'extérioriser dans les bulles mielleuses d'un avenir branlant. Corde à sauter. Je saute.
AnnaX.Elle ©
le 05/11/2006
Photo La chambre Bleue © ~ JustineK

26 octobre 2006
Smile
Il y a des musiques qui donnent envie de soleil, de ménage, de vent frais, de jupe sur des pantalons. C'est Lily Allen qui fait ça. Alors pour la fête de ce soir on fait tous du ménage. Ca sent la poussière, le détergent. On entend l'aspirateur et des bruits de pas et de chaises qu'on racle.
Et je range de nouveau par ordre alphabétique mes bouquins et mes CDs. Furieuse manie de voir tout en ordre, propre. Je passe plus de temps à dépoussiérer mes précieux livres de poches que la moquette. Moquette toujours pleine de polystyrene puisque ce fichu lit attend toujours qu'on le monte. Il est comme une boîte magique enfermant mes futurs rêves et cauchemars sous odeur de bois crème.
C'est donc qu'à moitié propre.
Je comble l'ennui de certains cours par les mots dans la tête et des délires. Pour exemple.
Cet aprèm' avec Fanette nous voilà parties pour un cours sur les blogs (oui oui, ça existe, et je m'y ennuie un peu pour tout vous dire). Donc on prend le bus, on commence déjà à enlever les couches de fringues superflue. Parce qu'il fait 23° degrés. Et je rumine contre cette chaleur. Et encore plus dans cette salle de classe. La 30DG. Pour être plus précise. Sur ordinateurs. Ca ventile du chaud. Et ça doit atteindre un peu nos neurones fatigués. Alors nous voilà parties à délirer sur une vachette pleureuse qui croise un pinguin volant, capitaine d'une Arche de Noé. A babord se trouve un bouc qui se tresse les poils. A tribord on voit une girafe qui essaye de mettre un pantalon, mais ses bras étant trop courts, elle n'y arrive pas. De son grand cou elle voit au loin la vachette qui pleure et elle l'invite donc à monter sur le bateau pour aller au bal le soir même et lui redonner le sourire.
Bon. Besoin de dormir.
Mais après cette petite fête sans prétention. Crêpes party. Cidre, vin, vodka, jus de fruits, limonade. Et donc plein de gens. Pour fêter le départ de l'une dans d'entre nous de l'année dernière. Rires, sourires. Programme frais. Comme tous les jours enfin de compte.
Prochain emploi du temps :
*Vendredi et samedi chez Sam, Quentin et Ganja (le chat masseur de dos), pour rencontrer le dernier garçon de mon futur groupe.
*Vacances ! Ne rien faire le dimanche. Dormir.
*Lundi, faire le ménage passque...
*... Mardi et mercredi venue de mes parents.
*Jeudi jusqu'à dimanche d'après, travailler :s Ouais, passque j'ai comme qui dirait fait la feignante et pris pas mal de retard sur les exposés à rendre.
*Donc je n'irai pas à Bourges voir Sarah et ce n'est pas encore cette fois que je vais revoir mon père. En fait, je ne sais pas si j'en ai très envie. Il ne m'a toujours pas rappelé. Et mes efforts tombent une fois de plus à l'eau. Ca me fatigue. Alors, bah, j'attends sans espoir de grand chose.
*Et là dans l'immédiat, je me tate entre prendre une douche ou faire cette analyse comparative sur les logiciels libres de gestion de projets. A votre avis, je vais choisir quoi ?
~ Oreille ~ LDN ~ Lily Allen
22 octobre 2006
Nothing
Il y a des disparitions qui mine de rien, ne font rien. Je passe par dessus. Vraiment. Je ne le répèterai jamais assez. Je suis passive. D'autres diront timide. Mais au fond, je contrôle et je me fous de tout. Je commence pourtant à être lassée de ces retours et de ces allers. A force tout se ressemble. Je ne trouve plus cela tellement attirant. Grenoble m'a lassé. Pas autant que Clermont-Ferrand. Non parce que Clermont-Ferrand c'était pas de la lassitude mais carrément de l'indifférence et limite de la haine empaquetée dans un 9mètres carré. Alors Grenoble me lasse, comme ça. Je sais que c'est la dernière année. Après je naviguerai sûrement à gauche, puis à droite, un peu au centre, avant de me fixer. Mais de ça, je ne suis pas pressée. Je n'aime pas être fixe. Et là deux ans au même endroit, ça commence à m'étouffer. L'impression d'avoir fait le tour. Besoin de respirer ailleurs, de faire ma place dans un nouveau lieu et en ressortir sans réelle attache. Parce que l'essentiel ne se trouve pas là. L'essentiel me suit quoiqu'il advienne. Et je n'ai pas de regret pour ceux laissés derrière. Ils n'en valaient pas la peine. Ils me servaient de faire-valoir. C'est mesquin. Sans doute. Mais moi ça me plaît.
Soirée vernissage hier. J'avouerai que je ne suis pas sensible à un bout de tôle formant des vagues s'appelant Tsunami. Par contre Jonathan Meese m'a séduite. Glauque et dérangeant et à la fois intimiste et déroutant. Monsieur est un pro de la bite, il en dessine ou en sculpte partout. Cimetière, Elvis Presley, Kubrick, Chapeau Melon et Botte de Cuir, ... Le kitsch mêlé à l'ombre des vautours le tout agrémenté de détails aux rappels des Dieus égyptiens.
Bref. Dimanche paisible. Sous le son calme d'Anthony and the Johnsons, An Pierle ou Archive. Toujours dans mon livre de fous. J'en parlerai sûrement quand il sera terminé. Et puis sinon il y a la confiture à la tomate, les betteraves, le jus de pamplemousse, le lit que je n'ai pas encore fait et qui me tente pas mal pour aller faire une sieste.
Et sinon appeler la grand-mère, le père et Sarah. En fait, organiser mes vacances de la Toussaint. Après la venue de mes parents pour enfin (si possible) monter mon lit ! Et d'ailleurs tant que j'y pense, me renseigner à Fly pour les meubles que j'ai commandé.
~ Oreille ~ Again ~ Archive
21 octobre 2006
Double trouble en solo
Nuits blanches. Nuits noires.
Je craque. Je capitule. La musique n'y fait plus rien. L'attente occupe mes pensées et je ne sais plus penser. Il n'est même pas question de manque. Juste d'attente. Sur les murs tapissés d'ombres menaçantes. Tapie dans le lit, les réveils en sursaut n'ont rien de bons.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
J'attends.
En attendant, je fais semblant. Je m'occupe paisiblement. Entre les cours, les quelques sorties. Je plane. Je m'amuse. Je projette. Comme monter un groupe de garçons. Moi à la basse évidemment. En recherche d'un local. Je lis. Cette histoire de fou. Je m'emballe. Je me remballe. Je prends mes fripes et je change de salle. Les murs ne se ressemblant pas mais je reste idem. Quoique je fasse. Le passé reste le même. Mes regrets, mes amertumes, ma défaillance. Et le futur s'ouvre en grand. Il est blanc. Il reste à l'écrire. A le peinturlurer de dessins abstraits.
Journées rythmées par le marteau-piqueur et des coups de marteaux ou je ne sais quel instrument de torture. Les murs tombent en-dessous ma chambre. On ne dort pas bien à l'appart. On a tous mal à la tête. On organise un semblant de résistance. Mais le proprio s'en fout pas mal de notre sommeil d'étudiants fatigués. Alors je mets la musique à fond et je cache les bruits par mes sonorités. J'ai la tête comme une pastèque.
~ Oreille ~ Crème brûlée ~ Sonic Youth